Carnet I

Publié le par Oscar

Petite chose qui traînait dans un carnet, puis dans un fichier, puis sur mon écran. C'est un vrai fragement, mais d'un autre coté il m'énervait un peu, le reste est normalement autour, mais bon....pour l'instant il est griffoné.

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Pour me rapprocher du sol avec douceur, je parle avec des gens. La première est Blandine, 24 ans, licence d’espagnol en poche elle m’explique qu’elle part à Bogota, elle a trouvé une place de professeur de français à l’Université de la ville. Elle n’y connaît personne, elle n’était jamais partie de France avant. Elle s’engage pour un an minimum a être payée des clopinettes. Elle est partie, quittant sa Côte d’Armor natale, pas pour un garçon. Simplement envie de partir. Comment est-ce possible de vouloir partir comme cela ? S’est elle levée un matin, avec au ventre, comme une tourista violente l’envie de partir ? Avant je pensais que le voyage entraînait le voyage, que les voyageurs ( dont je pensait fièrement faire parti)  se reconnaissaient entre eux, qu’ils se croisent dans les aéroports, lieux privilégiés de cette caste, capable de tendre leur passeport à une hôtesse, même si elle leur demande en tibétain. Avec Blandine, je découvre Toumaï, le chaînon manquant entre l’homme et le voyageur. Cherchant sa vie ailleurs, sans en avoir idée ; vouloir vivre non pas avec les autres mais sans les autres, là où pour soi il n’y a rien de connu. A Toronto, à la faveur d’une correspondance inopinée, mon sujet d’étude m’échappe pour disparaître dans un autre avion. Frustration du scientifique qui a perdu son sujet d’étude.                 [...]
 
 
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Publié dans oscarpacioli

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K
Je ne retiendrais qu'une phrase : "S’est elle levée un matin, avec au ventre, comme une tourista violente l’envie de partir ?"<br /> Bravo c'est bien joué : dissociation voyage/présent, malade/désir. C'est bon comme concept !
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O
Toi, tu es  taquin.